Parce que tout a un commencement...

Parce que tout a un commencement...
***Tout commence un jour et c'est aujourd'hui que je commence ce blog de One-Shot, et surement mini-fic dans le futur.

***Pendant quelques mois j'ai lu des fictions et des One-Shot, et un jour je me suis lancée... ça faisait longtemps que je n'avais plus autant écris et dés que j'ai commencé le premier (que je posterai dans peu de temps), je me suis senti revivre... Le pouvoir de l'imagination est un pouvoir bien particulier et qui peut nous emmener loin...

***Je vous laisse maintenant découvrir mes OS na moi. Et surtout, n'hésitez pas à me faire part de votre avis, bon comme mauvais, je prends tout. Quoi de mieux pour s'améliorer que des avis, des compliments et des critiques.

Sur ce, bonne visite sur ce blog...

Pix: Parce que ce blog est un nouveau né...






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anotherglance

# Gepost op dinsdag 28 april 2009, 17u27

Gewijzigd op vrijdag 16 oktober 2009, 17u09

Sommaire des OS

Sommaire des OS
Comme le dit le titre, c'est un sommaire pour que vous vous y retrouviez plus vite:


One-Shot:


=> A tout jamais ***
***Terminé

=> Un secret musical ***
***Terminé

=> Premiers ***
***Terminé

=> Correspondance en ton absence ***
***Terminé

=> Vis ta vie, ne la subit pas! ***
***Terminé

=> Gagner au change ***
***Terminé

=> Promotion destructrice! ***
***Terminé

=> Une lettre, rien qu'une lettre... ***
***Terminé

=> Une soirée pleine de souvenirs ***
***Terminé, posté le 22/12/2009



Two-Shot:

=> Aimer quelqu'un, c'est lui donner le pouvoir de te détruire ***
***Terminé

=> Il faut apprendre à oublier. Sans ça, l'existence devient impossible ***
***Terminé

=> Écart de conduite ***
***Terminé



Mini-fiction:


=> My friend, my love ***
***Terminé

=> Aimer et protéger *** et ***
***Terminé

# Gepost op zaterdag 23 mei 2009, 10u18

Gewijzigd op dinsdag 22 december 2009, 11u32

La boîte à idées

La boîte à idées
Voila, je lance ma boîte à idées...

Si vous avez une idée mais que vous ne voulez pas l'écrire ou que vous n'avez pas le temps, vous pouvez me la proposer pour que je l'écrive.
Je ne vous promets pas de prendre l'idée mais si jamais elle me tente et bien, je me lancerais dans l'aventure ^^

Par contre, il faudra bien préciser ce que vous voulez ainsi que vos contraintes.
Autrement, je ne la prendrai pas.

Bien évidemment, mes idées ne passeront pas avant les autres, cela sera selon le feeling, autrement je n'aurais pas crée cet article, parce ma tête est envahi ^^

Voila, voila, à vous de jouez!!!


Bisous
Priscillita

# Gepost op vrijdag 28 augustus 2009, 14u25

Aimer quelqu'un, c'est lui donner le pouvoir de te détruire

Aimer quelqu'un, c'est lui donner le pouvoir de te détruire
Et voila, c'est parti pour ce premier One-Shot.
L'histoire en elle-même est un peu bateau, pas très originale d'ailleurs mais j'en avais envie^^
Mais vous m'en direz vous même ce que vous en avec pensé.
Sur ce, bonne lecture[/size



Aimer quelqu'un, c'est lui donner le pouvoir de te détruire


— S'il vous plaît, un peu d'attention ! Je suis désolé de vous dire que ce soir, vous rentrerez chez vous plus tard. Je sais que pour la plupart le tour de garde est terminé mais on va avoir besoin de toutes les mains disponibles. Un carambolage a eu lieu sur l'autoroute, les premières victimes arrivent dans moins de dix minutes. Vous avez tout ce temps pour clore votre dossier en cours et prévenir ceux qui vous attende chez vous. Allez, presto !!!

***On entendit dans le hall de l'hôpital de nombreux soupirs, dont celui d'un jeune brun, grand et fin, avec un léger coup de crayon noir sur les yeux et des vêtements qui semblaient être moulants sous sa blouse de médecin. Il sortit son portable, l'alluma et écrivit un petit message à son petit-ami qui l'attendait chez lui, ou plutôt, chez eux.

« Je suis désolé mon c½ur,
il y a eu un carambolage sur l'autoroute.
Je rentrerais tard, ne m'attend pas.
Bisous ! Je t'aime... »

Il attendit de recevoir l'accusé de réception avant d'éteindre de nouveau son portable. Il soupira une nouvelle fois en pensant à la soirée qu'il aurait pu passer avec son petit-ami, depuis bientôt six ans. Une nuit à se câliner sous la couette et à se dire des mots d'amour était tout ce dont il avait besoin après une journée aussi épuisante...
***Alors que ce jeune brun était perdu dans ses pensées, les portes des urgences s'ouvrirent brusquement, laissant place à une armée de brancards et d'ambulanciers. Bill, puisque c'était son nom, se dirigea vers l'un d'eux et commença son travail.

***Deux à trois heures plus tard, il soupira longuement en enlevant ses gants et en se dirigeant vers son casier. Il rangea sa blouse, prit sa veste, son sac et sortit de l'hôpital.
Il ralluma son portable, espérant recevoir un message. Chose qui fut faite :

« Oh ! Mon ange, j'aurais tellement
Voulu qu'on soit ensemble ce soir.
Sauve des vies et rentre vite !
Je t'aime ! »

A ces mots, Bill sourit et rangea son portable dans son sac tout en cherchant ses clefs de voiture ; qu'il finit par trouver lorsqu'il eut vidé tout son contenu sur le toit de sa BMW. Il était chirurgien et avait, par conséquent, le salaire qui allait avec ; surtout qu'il était très doué pour son âge et cela grâce à ses fines mains qui lui obéissaient à merveilles pour tout ce qu'il leur demandait. Que ce soit pour une opération que pour caresser la douce peau de son chéri.

***C'était parti pour une trentaine de minutes de trajet. Ils habitaient, lui et celui qu'il aimait appeler son âme-s½ur, dans une petite maison dans la banlieue de Munich. C'était leur petit cocon et, l'un comme l'autre, l'adorait.
Lorsqu'enfin il arriva, il s'aperçut que certaines pièces étaient encore allumées. Il afficha alors un grand sourire.

« Je suis vraiment tombé sur une perle, il est une heure du matin, il a dut avoir une journée épuisante mais il m'a quand même attendu ! »

***Il pénétra alors dans leur petite maison. Elle était dans un style plutôt classique, tout en ne faisant pas vieillot. Des couleurs claires qui permettaient au soleil de rayonner dans les pièces durant la journée. Il posa vite fait ses affaires, pressé d'être dans les bras de son chéri. Il monta rapidement les escaliers menant aux chambres et à la salle de bain. Au bout du couloir se tenait la chambre « royale », la leur en fait. Du côté gauche se trouvait la salle de bain et juste à côté de celle-ci, une chambre d'ami. Enfin, en face de cette dernière, ils avaient installé une petite chambre d'enfant. En effet, ils étaient en pleine procédure d'adoption: depuis plus de un an et demi qu'ils avaient commencé à remplir les papiers, leur rêve se concrétisait de plus en plus. Deux semaines plus tôt, ils étaient allés, tous les deux, à l'orphelinat. Là-bas, un enfant s'était accroché à Bill et ne l'avait plus quitté. D'ailleurs, lorsqu'ils avaient du repartir, le petit garçon avait pleuré. Mathias était le nom de leur rêve. Ils n'avaient plus qu'à apposer quelques signatures et ils pourraient l'accueillir. Normalement, dans moins d'un mois, ils devraient s'occuper d'un nouvel être...

***Alors que Bill allait rentrer dans la chambre, il entendit son homme parler :

Sarah, arrête ! Bill va bientôt rentrer et tu dois partir.
— Pourquoi tu ne le quittes pas ? ça fait plus d'un an qu'on est ensemble...
— Parce que je l'aime ! Et on n'est pas ensemble, tu es juste un bon coup.
— Et Bill ne l'est pas ?
— Ce n'est pas ça ! J'ai juste besoin du corps d'une femme de temps en temps...
— Ce n'est plus de temps en temps trois ou quatre fois par semaine.


***Bill n'en croyait pas ses oreilles. Son... son âme-s½ur, ou du moins ce qu'il croyait qu'il était, le trompait depuis plus d'un an, et fréquemment de surcroit !!! Tout doucement, il recula avant de descendre silencieusement les escaliers, de reprendre ses affaires, de sortir et de remonter dans sa voiture. Tout cela dans un silence assez morbide. Des larmes coulaient à flot sur ses joues, son léger maquillage s'y étalait et d'énormes sanglots restaient coincés au fond de sa gorge...
Il ne savait pas où aller, il était perdu dans sa peine... Il commença alors à rouler là où la route le menait. Il ne pensait qu'aux paroles qu'il venait d'entendre, il avait des difficultés à respirer et n'arrivait pas à se calmer... Ce sur quoi il bâtissait son futur était faux... cela était fondé sur une tromperie.

***A ce moment précis, il ne savait pas qui il détestait le plus : son petit-ami (et il se demandait si il pouvait encore l'appeler ainsi) ou cette Sarah. Lequel des deux étaient le plus fautif : celui qui trompe ou celui qui aguiche ?

***Alors qu'il regardait autour de lui, il s'aperçut qu'il se trouvait à côté de chez son meilleur ami : Gustav. Il s'arrêta brusquement et sonna comme un malade, ne se souciant pas de la petite fille de quelques mois qui dormait dans la petite maison. Il n'eût pas ) attendre longtemps avant que la porte ne s'ouvre et qu'un petit homme blond, dans une colère noire, ne l'apostrophe alors qu'on entendait des cris de bébé à l'étage :

Bill, j'espère pour toi que tu as une bonne raison pour nous réveiller ma famille et moi à deux heures du matin !

A ces mots, le jeune brun éclata de nouveau en sanglots et se propulsa dans les bras musclés de son meilleur ami qui le serra contre lui, ne l'ayant jamais vu ainsi...

Chuuuuuut... Qu'est-ce qui se passe mon Billou ?

Ledit Billou ne réussit pas à répondre, s'étouffant dans ses propres larmes et sanglots. Gustav prit alors l'initiative de l'installer dans un canapé, ne le décollant tout de même pas de ses bras.
Une dizaine de minutes passèrent, les sanglots de Bill de s'arrêtaient pas, tout comme les mots doux et rassurants que lui chuchotait son meilleur ami.

Bill, il faut que tu me racontes... Tu te sentiras mieux...

Le jeune brun ouvrit la bouche, la referma pour mieux la rouvrir ensuite. Il essayait en vain de prononcer des mots pour former des phrases, mais il restait muet... Aucuns sons ne réussissaient à être émis... Quelques minutes passèrent encore avant qu'il ne réussisse à recouvrer la parole, mais d'une voix si basse et si saccadée par les sanglots que si Gustav ne le serrait pas dans ses bras, il n'aurait pu l'entendre.

— Il... Il... Il me tr... trompe !

Et de nouveau, alors que Gustav ne croyait plus cela possible, une avalanche de larmes s'effondra des beaux yeux sombres de Bill. Ce n'est que quelques secondes plus tard qu'il se rendit compte des mots prononcés par le brun : il en ouvrit la bouche, ébahit !

Pourquoi tu dis ça ? Il t'aime à la folie, il en serrait incapable, et puis, il aurait trop peur de te perdre... Il rêve d'une famille avec toi et vous allez bientôt l'avoir... Je suis persuadé qu'il serrait incapable de faire ça... Allez, arrêtes de pleurer...

Bill ne dit plus rien durant quelques temps avant de reprendre de sa voix basse et entrecoupée de larmes :

Juste..., il respira un grand coup afin de révéler à voix haute ce qui le hantait depuis deux bonnes heures. Juste avant de partir, mon directeur nous a dit que l'on avait besoin de tout le monde à cause d'un carambolage sur l'autoroute... J'ai envoyé un message à... à... Bref, tu vois qui ? J'ai terminé trois heures plus tard, il m'avait renvoyé un message tout mignon... Quand je suis arrivé à la maison, les lumières étaient allumées... J'ai pensé qu'il m'avait attendu mais... quand... quand je suis arrivé devant la porte de ma chambre... et alors que j'allais rentrer... je l'ai entendu parler à une certaine Sarah... Il lui disait qu'elle devait partir parce que... parce que j'allais renter... Et... cette... cette grognasse lui a répondu que ça faisait plus d'un an qu'ils étaient ensembles et qu'elle ne comprenait pas pourquoi il ne me quittait pas... J'ai encore attendu un peu, quelques secondes, avant de repartir et de conduire au hasard jusqu'à ce que je vois ta maison...

Gustav ne savait pas quoi répondre... Il était ébahit... Ils avaient l'air si amoureux... Et puis, comment pouvait-on trahir Bill ?
Il se contenta de reprendre Bill dans ses bras qui avait de nouveau les chutes du Niagara s'écoulant de ses yeux et de le consoler autant qu'il le pouvait. Jusqu'au moment où ses larmes de tristesse ne soient remplacer par des larmes de colère et qu'il ne se lève.

Mais pourquoi... pourquoi il a fais ça ? Et depuis autant de temps... Il le savait que je détestais le mensonge... Le corps d'une femme de temps en temps, mais bien sur... Il était déjà engagé ailleurs, je croyais le satisfaire mais apparemment mOnsieur n'a pas pu renoncer aux filles... Je le déteste ! T'entends, je le déteste, je ne veux plus le revoir, je ne veux plus qu'il me touche... Il n'avait pas le droit... Je l'aimais moi...

Et c'est sur ces derniers mots que de nouveau la tristesse s'empara de lui et qu'encore une fois, l'épaule amicale de Gustav reposa le plein de pensée du brun...
***C'est vers 4h du matin que le petit blond porta son ami jusque dans la chambre d'ami, épuisé pas les larmes qu'il avait versé...


***Ce jour là, mais bien plus tard, aux alentours de 17h, le brun se réveilla, les yeux rouges et collés d'avoir tant pleuré. Il descendit dans le salon où il vit sa filleule dans son parc, sa maman juste à côté.

— Bonjour Liz'.

Cette dernière sursauta avant de se retourner. Lorsqu'elle aperçut Bill, elle lui fit un petit sourire triste.

Bonjour Bill, ça va mieux ?
— Je fais aller, répondit le jeune brun au bord des larmes. En fait, je suis désolé d'avoir réveillé Louise cette nuit...
— C'est pas grave, de toute façon elle se serait bientôt réveillée... Viens, tu veux peut-être un café ?
— Je veux bien, merci.


Les deux adultes se dirigèrent vers la cuisine. Bill se posa sur le bar, tout en veillant sur la petite fille, tandis que la jeune femme passa de l'autre côté afin de mettre la cafetière en marche.

Qu'est ce que tu vas faire maintenant ? Dit-elle en posant une tasse d'un café bien fort devant Bill, tout en s'asseyant à côté de lui, lui posant une main douce et rassurante sur sa cuisse.

Le jeune brun répondit d'une voix basse, ne voulant pas s'avouer ses futures paroles :

Le quitter. Je ne peux plus rester avec lui, il m'a trompé, trahi... Je serrais incapable de passer au-dessus de ça... Rien que l'idée qu'il me fasse l'amour après l'avoir fait à cette fille me fait vomir... Je vais lui laisser la maison... de toute façon, je ne pourrai jamais y vivre et rien que de penser au fait qu'il va falloir que je passe devant notre lit, dans lequel il a fait l'amour avec quelqu'un d'autre que moi, me donne envie d'en finir...
— Ça non ! Je te l'interdis ! Tu ne peux pas nous quitter ! D'accord tu l'as perdu mais tu en retrouveras d'autres... Un de perdu, dix de retrouver...
— C'était l'homme de ma vie...
, de nouvelles larmes apparurent dans ses yeux, et il ne fit rien pour les arrêter... Il était faible sans lui, il ne voyait pas comment il allait s'en sortir... il avait déjà tout construit avec lui et c'était dur de se dire que c'était terminé...

Liz' ne fit rien pour essuyer ses larmes, elle resta juste là, à le regarder avec tristesse, lui caressant la cuisse afin de le calmer... Elle savait que cette technique marchait très bien avec lui. Lorsqu'enfin il stoppa ses pleurs, elle reprit la parole :

J'aimerais savoir ce que tu comptes faire pour le petit Mathias. Après votre visite tu avais l'air tellement emballé. Ce petit enfant t'avait séduit et tu avais eu du mal à le lâcher...
— Je pense que je vais annuler la demande... Je travaille beaucoup et sans lui, je ne suis pas sur d'y arriver...
— Je trouverai ça dommage, il t'aiderait à remonter la pente, il te ferrait penser à autre chose. Et puis, tu en avais encore tellement envie hier. L'adoption est la chance de ce petit être, ne l'oublie pas... Il compte sur toi !
— Je vais y réfléchir...
— Bien. Gustav et moi avons parlé de toi ce matin et nous savions que tu prendrais la décision de le quitter et nous avons était entièrement d'accord sur le fait que l'on pouvait t'accueillir ici, dès ce soir, et tout le temps qu'il te faudra pour trouver un appart. Et puis, comme ça, on aura un médecin à domicile, si ce n'est pas une chance !


A ces mots, Bill esquissa un mini sourire et remercia Liz' du regard.

Je crois que je vais y aller, pour m'expliquer si je le vois et pour prendre mes affaires.
— Bonne chance, et on t'attendra... En fait, ton portable est dans le salon, il a pas arrêté de sonner... Et puis, j'ai aussi appelé l'hôpital pour leur dire que tu ne serais pas là avant lundi.
— Merci Liz', tu es un ange.


Il lui fit un baiser sur le front, s'approcha du parc pour en faire un à sa filleule qui lui offrit un mignon petit rire et enfin, il récupéra son portable où il vit affiché :

49 appels en absence de « mon âme-s½ur »
18 messages de « mon âme-s½ur »


A cette vue, une nouvelle et unique larme glissa le long de sa joue... larme qu'il se dépêcha d'essuyer d'un revers de main. Tout en montant les escaliers, il s'empressa de changer le « mon âme-s½ur » par « ordure ».


***Lorsqu'il arriva chez lui, personne n'était encore présent. Il monta vite fait dans sa future ancienne chambre afin de faire ses valises. Commença alors les allers-retours entre sa voiture et l'étage ainsi que le reste de la maison. Il prenait tout ce dont il tenait le plus. Il reviendrait plus tard, lorsqu'il aurait son appartement pour récupérer ce qu'il ne pouvait prendre ce jour là.
***Le temps passa, et passa, jusqu'à ce qu'il entende une voiture dans l'allée ainsi qu'une porte qui s'ouvre et qui se referme dans un claquement. Bill souffla un grand coup avant de descendre avec sa dernière valise, sa voiture étant déjà pleine. Il se retrouva face à face avec celui qu'il aimait mais qui l'avait trahi...
Le jeune homme lui faisant face le regarda avec un étonnement démesuré, que faisait-il avec une valise ? Il s'avança vers lui, voulu le prendre dans ses bras et l'embrasser, mais le jeune brun détourna la tête et se dégagea de ses bras qui l'avaient tant entouré durant ces six dernières années. Il fronça les sourcils et demanda :

Bill, qu'est-ce qui se passe ? et où étais-tu passé hier ? Je me suis inquiété, j'ai laissé plein de messages sur ton portable sans jamais obtenir de réponses... Et puis, c'est quoi cette valise ? Parle-moi Bill !
Ledit Bill souffla un grand coup, regarda son ex-amant dans les yeux et lui dit dans un souffle :

C'est finit Tom ! Toi et moi, c'est finit !


FIN


Premier One-Shot terminé, il ne me reste plus qu'à avoir vos avis.
Dans ce OS, j'aime l'idée, mais je sais que je peux faire mieux (mais là je suis en vacances et bizarrement, j'écris bien mieux pendant les cours, allez savoir pourquoi ^^)

Je ne vous cache pas que j'imagine déjà une suite à ce OS, il y en aura donc peut-être une un jour, tout dépend de vous en fait. Dites moi si vous en désirez une et je ferrais mon possible. Pareil pour les idées, je ne suis jamais contre de nouvelles idées.

A bientôt
Kiss
Priscillita


# Gepost op woensdag 29 april 2009, 05u04

Gewijzigd op dinsdag 22 september 2009, 17u34

"Il faut apprendre à oublier. Sans ça, l'existence devient impossible." Alice Perizeau

"Il faut apprendre à oublier. Sans ça, l'existence devient impossible." Alice Perizeau
Coucou, me revoilà pour un second OS, qui n'est en fait que la suite du premier. Faut dire que j'ai été très inspiré.
Bonne lecture!!!


"Il faut apprendre à oublier. Sans ça, l'existence devient impossible."

5 ans plus tard :

— Papa, papa ! Regarde, je sais faire du vélo comme toi !
Un petit garçon, blond comme les blés, d'environ 7 ans, tournait autour d'un banc, sur lequel était assis un homme d'une trentaine d'années, affichant un sourire fier.
— Je vois ça Mathias, répondit cet homme qui s'avérai donc être le père de l'enfant. Et je suis fier de toi. Mais maintenant il est l'heure de rentrer, tu as école demain !
— Non, je veux pas rentrer et j'aime pas l'école !
— Je sais mon ange, mais tu n'as pas le choix...
— Mais tout le monde se moque de moi parce que j'ai qu'un papa et pas de maman.

Le jeune homme brun se leva du banc et alla s'accroupir devant son fils, qui avait délaissé son vélo, afin d'être à sa hauteur.
— Écoute-moi bien Mathias... Tu ne dois pas prendre en compte l'avis des autres, tout ce qui compte c'est ce que tu penses toi... Dis-moi, tu aurais voulu avoir une maman et un papa, ou ne m'avoir que moi te suffis ? Tu ne dois pas penser à ce que disent les autres... Tu dois juste penser à être heureux. Certains enfants sont malheureux malgré qu'ils aient leurs deux parents, tu n'es pas heureux avec moi ?
— Si, si, mais parfois je me demande qui est ma maman et pourquoi elle n'est pas avec nous...
— Un jour je répondrai à ta question,
soupira le brun. Tu dois juste savoir que tu n'auras jamais de maman... Peut-être un jour tu auras un deuxième papa mais ce ne sera pas avant longtemps... Dans cette phrase, on pouvait ressentir une sorte de mélancolie. Mais en attendant, tu te souviens ce que tata Liz' t'as dis ?
— Oui !
— Elle te fera office de maman, d'accord ?
— Oui papa.
— Bien, maintenant on rentre, tu dois encore apprendre la table de 7, bonhomme !
— Noooon, moi j'aime pas les mathématiques !
— Tu n'as absolument pas le choix, bonhomme ! Allez, en avant gaillard !

Et la petite famille quitta le parc, le petit garçon sur son vélo, à côté de son père, qui était plongé dans ses pensées, tout en surveillant son fils chéri


Flash-back

— Tu t'en rends compte Tom, il ne voulait pas me lâcher. Il était tellement adorable, et j'ai tellement hâte de l'accueillir chez nous...
— J'ai vu Bill,
répondit ledit Tom en riant, tout en prenant son compagnon dans ses bras. Il ne nous reste plus qu'à remplir quelques papiers et nous auront un fils, notre fils...
— J'ai hâte, je n'arriverais jamais à attendre...
— Je sais, et moi aussi... Je t'aime mon ange...

Fin Flash-back

Bill, puisque c'était lui le jeune papa, secoua la tête de façon à chasser ses pensées. Tellement de belles paroles fausses avaient été dites à cette époque là...ça allait faire cinq ans qu'ils étaient séparés et il n'avait plus jamais connu un homme... Tout du moins, pas sérieusement. Les coups d'un soir le satisfaisait pleinement, il était un homme après tout, mais il devait s'avouer que personne ne lui faisait aussi bien l'amour que Tom...
***Il avait beau y mettre toutes ses forces, Tom revenait fréquemment dans ses pensées ; surtout lorsqu'il regardait Mathias qui aurait du être LEUR petite merveille et non pas uniquement la sienne.
Ses pensées sur son ex étaient variées : aussi bien, comme ce jour-là, il pouvait songer à leurs moments merveilleux ou alors, et c'était malheureusement ce qui arrivait le plus souvent, il repensait à sa « découverte » et ce qui en avait découlé. Dans ces moments là, il voulait par-dessus tout oublier ces six années de vie commune avec l'homme de sa vie mais il s'avérait que cela était impossible... « Si j'avais le pouvoir d'oublier, j'oublierais. Toute mémoire humaine est chargée de chagrins et de troubles » avait un jour dit Charles Dickens et cette phrase ne lui avait jamais semblé aussi réaliste. Il se posait souvent la question du comment faisait les autres, mais n'aboutissait jamais à une réponse. Si toute la journée il réussissait à s'occuper, le soir, seul dans son lit, il se souvenait des bras musclé de Tom, de leurs ébats amoureux et de leurs mots d'amour.
— Papa, papa, tu rêves ?
— Désolé mon ange, allez, va ranger ton vélo au garage pendant que j'ouvre la porte.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le petit garçon se dirigea vers le garage tandis que Bill sortait ses clefs afin d'ouvrir la porte d'entrée. Cette petite famille se dirigea vers le salon où ils s'assirent dans un canapé, Mathias sur les genoux de Bill.
— Allez, au travail : 1x7 ?
— 7
— 2x7 ?
— 14

Et ainsi de suite, Bill tenait beaucoup à ce que son fils travaille bien, il voulait qu'il est bien toutes les bases afin qu'il puisse faire son choix de métiers, comme il le souhaitait, dans une dizaine d'années. C'était un père très présent pour son fils, malgré son travail. Il ne voulait pas se positionner en père tyrannique et qui ne pense qu'au travail, il savait parfaitement quand est-ce qu'il devait s'amuser et quand est-ce qu'il devait travailler. Il voulait avant tout que Mathias soit heureux, c'était toujours ce qu'il primait.
C'est bien mon bébé, je suis fier de toi !
— Je suis pas un bébé, bouda le jeune garçon.
— Tu seras toujours mon bébé à moi, et à personne d'autre.
— D'accord, mais c'est parce que c'est toi !
— Merci mon bébé.

Ils restèrent dans les bras l'un de l'autre encore quelques minutes avant que Bill ne fasse lever Mathias pour qu'il aille prendre sa douche pendant que lui préparerait le repas.
***La petite famille passa une soirée excellente, après que Mathias soit allé se coucher, Bill se posa dans un fauteuil et, comme à son habitude, ses pensées se tournèrent vers Tom : il se demandait souvent ce qu'il était devenu, s'il voyait encore cette Sarah, s'il s'occupait toujours des jeunes en difficultés, s'il avait refais sa vie, s'il voyait d'autres hommes... Ces questions le perturbaient mais il ne pouvait s'en empêcher...

***Le lendemain matin, après avoir déposé son fils à l'école, Bill se dirigea vers l'hôpital. Il travaillait toujours dans le même depuis ses débuts dans le métier. Il l'adorait : il y avait du bon matériel, des médecins compétant, des infirmières gentilles qui aimaient leur travail... Que demander de plus ? Depuis huit ans qu'il travaillait dans cet hôpital, il n'avait jamais eu de problèmes... Certes quand toutes les équipes étaient requises, c'était un peu difficile avec Mathias, mais il savait qu'il pouvait compter sur son meilleur ami, Gustav et sur la femme de ce dernier, Liz.
— Bonjour Bill, lui dit la première infirmière qui le vit. Salutation qui fut suivit par d'autres...
Il se dirigea vers son bureau où il prit sa blouse et ses dossiers : il avait une opération ce matin et dans l'après-midi, il devait faire le tour de ses patients et ensuite aller aider aux urgences. Il adorait les Urgences ; il adorait changer un peu de domaine. Il adorait la chirurgie mais, il aimait aussi s'occuper de cas un peu plus banaux, si l'on peut dire...
15h : il venait de finir sa tournée de visites. Ce soir il travaillait jusqu'à 19h, Liz se chargeait d'aller chercher son petit monstre en même temps qu'elle allait récupérer Louise, sa fille. Les deux enfants étaient dans la même école, mais Mathias était déjà en primaire tandis que Louise était encore à la Kindergarten.
A cette heure si, il devait aller aux Urgences et c'est ce qu'il fit. Il descendit dans le hall de l'hôpital qui était bondé. Alors qu'il commençait à s'avancer pour chercher un dossier, son bipper sonna.
Il se dirigea aussitôt vers la salle d'opération prévue.
— Qu'est-ce qui se passe ?
— Un jeune garçon, 17 ans, blessure par balle.
— Ok, qu'est-ce qu'on sait de lui ? On a prévenu sa famille ?
— Pas de famille, il est dans un centre pour jeune en difficulté, on les appelé, ils vont envoyer la personne qui s'occupe de lui.
— Ils nous ont dis si il est allergique à quelque chose ?
— Rien !
— Ok, merci !

Durant cette courte discussion, il avait enfilé une tenue de bloc. Il entra dans la salle et commença l'opération. La balle s'était logée dans le ventre. Il passa plusieurs heures sur ce jeune garçon. Une fois finit, il écrivit son rapport avant de rentrer chez lui. Juste avant de partir il précisa à l'une des infirmières :
— Mettez le sous morphine, il va avoir mal. Il devrait se réveiller cette nuit, je parlerais à la personne qui s'en occupe demain.
— Bien docteur, bonne soirée
— Merci Christiane !

***Après sa journée de travail, il alla chez son meilleur ami afin de récupérer son petit monstre. Il mangerait surement chez lui, les enfants auront mangés avant ils iront joués : Mathias prenait très à c½ur son rôle de « grand-frère ». Tout cela lui permettrait de reculer le moment ou il partirait dans ses pensées...

***Encore un jour se lève chez Bill, après les préparations traditionnelles, il amène son fils à l'école, où il le laisse avec ses amis, tandis que lui retourne à l'hôpital...
La matinée se passe normalement et à 14h, il commence la tournée de ses patients. Il termine par le jeune garçon ayant reçu une blessure par balle, il regarde le dossier : Andréas Stürmer.
Il frappe à la porte, personne ne répond, il prend l'initiative de rentrer. Sur le lit, endormi, se trouve le jeune garçon qu'il a opéré la veille : blond plutôt grand. Personne n'est avec lui, il est seul. Il attend une dizaine de minutes, se demandant s'il va se réveiller durant ce laps de temps, mais il s'avère que non, il se décide donc de le réveiller :
— Allez jeune homme, réveille-toi !
Le jeune garçon papillonne des yeux avant de les ouvrir totalement et de découvrir Bill penchait au-dessus de sa tête.
— Bonjour Andréas, je suis le chirurgien qui t'as opéré hier. Comment tu te sens ?
— Je sais pas trop, fatigué...
— C'est normal, c'est l'anesthésie d'hier. A part ça, tu as mal ?
— Pas trop.
— Ok, alors normalement on t'enlèvera la morphine après-demain, je viendrais tous les jours pour voir la plaie. Il ne devrait pas y avoir de problème si tu suis bien tout ce que l'on te demande.
— Et l'opération, comment elle s'est passée ?
— Tu es toujours là, non ?
Sourit Bill faisant ainsi émettre un petit rire au blond. Trêve de plaisanterie, elle a durée 3h et s'est très bien déroulée. Une autre question ?
— Oui, quant est-ce que je sors ?
— Tu sembles bien pressé de nous quitter dis donc, tu n'aimes pas ? Pourtant la nourriture est délicieuse,
rigola le brun alors que sur le visage du blond apparaissait une grimace assez éloquente sur ce qu'il pensait des paroles de Bill. Enfin bon, tu ne sortiras pas avant une bonne semaine, tu as tout de même un trou dans le ventre et une fois sortie ne t'espère pas tant sortir comme ça, il va te falloir beaucoup de repos.
— Ça veut dire pas d'école ?
demanda en souriant et avec une pointe d'espoir Andréas.
— T'as de beaux rêves dis moi ! Dis-moi, tu sais quand va arriver ton éducateur ? je dois lui parler.
— Ben je ne sais pas, il est venu hier mais je dormais. On m'a dit qu'il devrait arriver vers 16h.

Bill regarda vite fait sa montre.
— Il ne devrait pas tarder alors, ça te gènes si je reste avec toi en l'attendant ?
— Non, non, pas du tout ! En plus, tu me rappelles quelqu'un, mais je sais plus qui, j'ai l'impression de t'avoir déjà vu quelque part...
— Je ne crois pas mais bon... On ne sait jamais. A part ça, tu veux m'expliquer pourquoi tu t'es pris une balle?
— Ben, je devais voir quelqu'un dans le quartier où j'habitais avant d'aller au centre. Mais là-bas tout le monde sait que je suis homosexuel et ils n'apprécient pas en fait...
— Attends, attends, tu veux dire qu'on t'a tiré dans le ventre parce que tu es homosexuel.
— C'est à peu près ça,
affirma Andréas en baissant la tête.
— La connerie humaine n'aura de cesse de m'étonner... Et ne baisse pas la tête s'il te plaît, l'homosexualité n'est pas une tare...
— Merci !
— De rien, en même tant, je ne vois pas pourquoi j'affirmerais le contraire...
— Ohh ! Tu es homosexuel ?
— Gagné ! Allez, on parle plus de ça... T'es en quelle classe ?

Et la conversation continua ainsi durant une dizaine de minutes, jusqu'à ce que la porte ne s'ouvre, faisant apparaître un homme blond, d'une trentaine d'années.
— Andy, t'es réveillé, tu nous as foutu les pétoches au centre. On t'avait pourtant prévenu de ne pas retourner là-bas ! Comment va-t-il, docteur ?
Le jeune homme qui était rentré s'était jeté sur Andréas pour le serrer dans ses bras, sans prendre garde au docteur. C'est lorsqu'il releva la tête que les deux hommes affichèrent une mine plus qu'étonnée, voir même choquée pour le brun.
— Tom !
— Bill !
— Mais qu'est ce que tu fous là ?
— Je suis son éducateur, et toi ?
— Le médecin qui l'a opéré hier.
— Attends Tom, t'as bien dit Bill, LE Bill ?
Questionna Andréas, comme illuminé par une révélation.
— Moui, répondit l'homme blond, gêné
— Ouah, t'as de bons goûts !
— Andréas, tu pourrais te taire s'il te plaît !
Demanda Tom, devant l'air ahuri de son ex.
— Oui, désolé, motus et bouche cousue
— L'opération s'est très bien déroulée, on lui a enlevé la balle. Il a des points de sutures qu'il devra enlever dans quatre semaines. Il partira dans une semaine minimum et il devra se reposer une fois sortie. Il aura une dispense de sport de trois mois et un arrêt maladie de deux semaines. Maintenant, je vous laisse... Au revoir !

Bill avait énoncé cela à la même vitesse que celle qu'il utilisa pour sortir de la chambre, ne prenant pas garde au cri de Tom, l'appelant.


*** *** *** *** ***

***Il se dirigea vers son bureau, enleva sa blouse, pris ses affaires et sortie de l'hôpital, tout en prévenant qu'il ne pouvait rester jusqu'à 19h. Une fois dans sa voiture, il posa ses mains sur le volant, suivit par sa tête. Tout un tas de souvenirs lui revenait.

Flash-back

Deux hommes, dans un lit, une odeur de sexe, de plaisir trône dans la chambre
— Tu es unique Bill, tu es le seul qui arrive à me faire voir les étoiles comme ça !
— J'espère bien être le seul, t'as pas intérêt à me tromper !
— Y'a aucun risque, je t'aime trop pour te perdre.

Fin Flash-back

*** ***

Flash-back

Deux hommes, dans les bras l'un de l'autre, postés devant une chambre d'enfant.
— Je t'aime mon ange, et je l'aime déjà.
— Tu te rends compte Tom, on va devenir papas, je suis tellement heureux. Je t'aime !

Un « je t'aime » ponctué par un baiser langoureux.

Fin Flash-back

*** ***

Flash-back

Un homme devant une porte, un couple hétérosexuel dans un lit, avec une odeur de sexe les enveloppant.
— Sarah, arrête ! Bill va bientôt rentrer et tu dois partir.
— Pourquoi tu ne le quittes pas ? ça fait plus d'un an qu'on est ensemble...
— Parce que je l'aime ! Et on n'est pas ensemble, tu es juste un bon coup.
— Et Bill ne l'est pas ?
— Ce n'est pas ça ! J'ai juste besoin du corps d'une femme de temps en temps...
— Ce n'est plus de temps en temps trois ou quatre fois par semaine.

Un homme qui part en courant, trahi...
Fin Flash-back

*** ***

Flash-back

Un homme avec une valise, prêt à partir ; un autre qui rentre et qui découvre son petit-ami qui avait disparu depuis la veille.
— Bill, qu'est-ce qui se passe ? Et où étais-tu passé hier ? Je me suis inquiété, j'ai laissé plein de messages sur ton portable sans jamais obtenir de réponses... Et puis, c'est quoi cette valise ? Parle-moi Bill !
Ledit Bill qui souffle un grand coup, qui regarde son ex-amant dans les yeux et qui lui dit dans un souffle :
— C'est finit Tom ! Toi et moi, c'est finit !
Le silence plane. Tom ne répond pas immédiatement.
— Tu peux répéter s'il te plaît !
— C'est finit !
— Mais... Mais pourquoi ? Tu ne peux pas me faire ça ? Je t'aime !
— Je ne peux pas te faire ça, dit ironiquement le brun. La question serait plutôt comment, toi, tu as pu me faire ça. Alors comme ça, Sarah est bonne au lit ? Je suis content pour toi, tu n'aurais même plus besoin de te cacher maintenant, tu es libre.
— Co... comment tu l'as su ?
Demanda Tom, pâle.
— Je suis rentré hier, apparemment plus tôt que prévu puisque vous étiez encore dans NOTRE chambre, dans NOTRE lit.
— Je suis désolé Bill, je ne voulais pas te faire du mal...
— Mais tu es idiot ! Il ne fallait pas me tromper si tu ne voulais pas me faire de mal. Tu croyais que t'allais avoir ma bénédiction pour coucher avec une femme ? Quant on est en couple, il y a certaines choses qu'il faut savoir mettre de côté. Pour toi, c'était le corps des autres... Et après, tu oses dire que tu m'aimes ?
— Mais je t'aime... Je sais, je n'ai pas joué franc-jeu avec toi, mais ne me quittes pas. Tu es l'homme de ma vie...
— Et Sarah, la femme ? Tu n'es pas bigame et moi, je ne veux pas partager...
— Je ne l'aime même pas...
— Alors, tu as juste bousillé notre couple pour une histoire de baise, félicitation. Alors là, vraiment, bravo. Je ne te pensais pas aussi con. Je t'aimais, vraiment. J'étais heureux avec toi jusqu'à hier soir. J'ai eu mal, j'ai mal, et j'aurais toujours mal, mais je ne peux pas vivre avec quelqu'un en qui je n'ai pas confiance et qui va voir ailleurs dès que je ne suis pas là. Tu as fais fort sur ce coup, j'ai quand même du attendre plus d'un an avant de m'en rendre compte. Voir plus, qui me dit que depuis le début de notre relation tu ne couchais pas avec des filles dans mon dos ! A partir d'aujourd'hui, je ne veux plus te voir. J'ai pris la plupart de mes affaires, quand j'aurais trouvé un appartement, je viendrais prendre le reste.
— Tu peux garder la maison,
dit, d'une voix basse, Tom qui avait les larmes aux yeux devant tant de vérités. Bill, de son côté, restait impassible.
— Non, je ne pourrais jamais éduquer Mathias dans une maison où a eu lieu l'adultère. Et je ne pense même pas que je puisse retourner dans NOTRE lit, dans lequel tu as baisé une pétasse.
— Tu... tu vas adopter Mathias.
— Oui, cet enfant ne doit pas payer tes erreurs. Il aurait dut avoir deux parents, il n'en aura qu'un, mais il sera plus heureux que dans un orphelinat. Adieu Tom !

Un homme avec une valise, en larmes, qui ferme une porte d'entrée. De l'autre côté, un autre homme, dans le couloir, effondré, n'ayant jamais autant pleuré de sa vie.

Fin Flash-back

— Putain, s'écria Bill en tapant sur le volant, pourquoi j'arrive pas à l'oublier ?
Il mit le moteur en marche et partit chez Gustav. A cette heure ci, Mathias devait déjà être là-bas et il avait besoin de parler à son meilleur ami.

— Bill ? Qu'est ce que tu fais déjà là ? Demanda Liz' en ouvrant la porte.
— J'ai quitté le boulot, Gustav est là ?
— Non, pas encore, il arrivera bientôt...

Elle le fit entrer. Aussitôt son fils et sa filleule lui sautèrent dessus. Contrairement à son habitude, il ne s'amusa pas avec eux et se posa directement dans le canapé. Liz' le rejoignit immédiatement, comprenant qu'il y avait quelque chose qui clochait.
— Qu'est ce qui se passe, Bill ?
— Je l'ai revu...
— Tom ?

Le brun ne prit même pas la peine de répondre et ne fit que hocher la tête tout en s'auto persuadant qu'il avait assez pleuré pour lui et que de nouvelles larmes n'étaient pas nécessaire...
— Raconte-moi...
— Hier j'ai opéré un jeune garçon de 17ans, dans un foyer pour jeunes... Je suis allé le voir tout à l'heure, comme je le fais avec tous mes patients. Je voulais lui expliquer et parler à son éducateur. On a un peu attendu et il s'est avéré que l'éducateur c'est Tom. J'ai expliqué vite fait et je suis parti en courant de l'hôpital... Pourquoi j'ai si mal Liz' ?
— Parce qu'aimer c'est souffrir. Ça a beau être la plus belle au monde, un jour ou l'autre, elle fait souffrir.
— Mais je ne l'aime plus, depuis longtemps...
— Bill, tu peux mentir à n'importe qui mais pas à Gustav ou à moi. On le sait que tu penses à lui sans cesse, malgré les cinq années passées. Il était, est et restera ton âme-s½ur. Tu ne l'oublieras pas comme ça. Et le fait que tu ne te sois pas reconstruit depuis votre séparation, que tu n'es aucun autre homme nous le prouve.
— J'ai tout fait pourtant, mais il reste gravé en moi. Tous les jours, dés que je suis un peu seul, des souvenirs me reviennent. Qu'ils soient bons ou mauvais. C'est invivable. Je sais plus ce que je dois faire...
— Moi, déjà, je commencerais par aller lui parler...
— J'ai peur... j'ai peur d'être faible devant lui. Quand je l'ai quitté, j'ai fais le fort devant lui, mais dés que la porte s'est refermé, j'étais effondré. Et puis, il a surement refais sa vie...
— Tu ne perds rien de le savoir... S'il a refais sa vie, tu sauras que tu peux l'oublier définitivement. Parce que, en réalité, ce qui t'empêches d'avancer, c'est que tu te dis qu'il tient encore à toi et que tu pourras un jour le récupérer...
— Je ne veux pas le récupérer... Il m'a trompé pendant plus d'un an, je ne peux plus avoir confiance en lui...
— Discute quand même. Vous avez évolué en cinq ans. S'il te plaît, j'aimerais que tu lui parles, allez boire un café après votre service, je te garde Mathias si tu veux, il peut même dormir à la maison...
— Je vais voir... Il faut que j'y réfléchisse... En attendant, je vais rentrer chez moi. Merci de l'avoir ramener.
— C'est un plaisir, tu le sais... On l'aime ton petit monstre...

Bill sourit, c'est vrai que Mathias était un monstre, toujours à bouger... Une dizaine de minutes plus tard, Bill et Mathias Trümper étaient partis...

***La soirée passa, la nuit passa, la matinée passa, e tout cela à une vitesse éclair. Bill aurait certainement préféré que cela se passe beaucoup plus lentement mais, on a déjà remarqué à quel point le temps peut-être capricieux ; et le brun n'eut d'autres choix que d'aller faire ses visites. Il essaya de passer le plus de temps possible mais bientôt, il ne restait qu'Andréas à aller voir. En prenant la direction de la chambre, il avait toujours le mince espoir que Tom n'y soit pas. Mais il savait que ce n'était qu'un espoir...
— Bonjour Andréas, ça va ? Demanda Bill en entrant dans la chambre, ne regardant que le lit et le malade et en évitant soigneusement le fauteuil dans lequel était assis un homme blond qui l'observait attentivement.
— Un peu mieux...
— Tu as mal ?
— De temps en temps... ça tire...
— C'est normal, c'est les points de suture. On t'a aidé pour te lever ou pour marcher ?
— Oui, oui !
— Bien, c'est bon alors... Je vais regarder la plaie et te refaire le pansement...

La blessure vérifiée et un pansement plus tard, le docteur se prononça :
— Ça va, ça commence à cicatriser. J'espère pour toi que tu cicatrises vite... Bon, je vais te laisser... A demain...
— A demain...

C'est quand il allait ouvrir la porte qu'une main le retint :
— Bill, s'il te plaît, je peux te parler ?
— J'ai du travail...
— Tu finis à quelle heure ? On peut aller prendre un café ?
— A 19h, mais je dois aller chez Liz' et Gustav pour récupérer Mathias.

Tom esquissa un sourire, mais ses yeux reflétaient une certaine tristesse...
— S'il te plaît, le supplia-t-il.
— Je vais appeler Liz'...
Céda Bill, devant les yeux suppliants de Tom.
— Merci. On se retrouve à 19h devant l'hôpital.
Le brun ne fit que hocher la tête avant de sortir précipitamment de la chambre. Il s'appuya contre le mur à gauche de la porte. Il y resta au moins cinq bonnes minutes à respirer à pleins poumons, pour essayer de calmer son c½ur qui battait bien plus vite que la normale...

***Encore une fois, le temps sembla jouer avec lui et 19h arriva bien plus vite qu'il ne l'avait prévu. Il se dirigea lentement et les mains tremblantes vers son bureau pour récupérer ses affaires. Dix minutes plus tard, il était devant les portes automatiques de l'hôpital à souffler un grand coup avant de les franchir et de retrouver Tom qui l'attendait, nonchalamment appuyé contre son gros 4x4.
— Désolé pour le retard, s'excusa Bill en se plantant devant le blond.
— Pas grave ! Tu montes avec moi ?
— J'ai ma voiture...
— Je sais, mais je peux te ramener à l'hôpital après. Et puis, comme ça, on pourra déjà commencer à discuter dans la voiture...
— Ok ! Où va-t-on ?
— Tu te souviens de Georg ? C'est là-bas que nous allons !

Bill ne répondit rien. Bien sur qu'il se souvenait de Georg ! C'est dans son bar que Tom et lui s'étaient rencontrés pour la toute première fois, il y a onze ans et demi. Ils avaient d'abord étaient amis, afin de laisser du temps à Tom qui était, jusqu'à sa rencontre avec Bill, un hétéro pur et dur... Au final, c'était le blond qui avait fais le premier pas ; un 29 octobre il l'avait embrassé dans ce même bar et suite à cela, leur relation amoureuse avait démarré. Georg avait toujours était là pour l'un comme pour l'autre, il était un des proches amis de Bill jusqu'à la rupture. Apparemment, Tom avait continué de le voir...
***Au bout de cinq minutes de route pendant lesquelles l'un comme l'autre avait regardé droit devant lui sans regarder l'autre, Tom prit la parole :
— Tu es devenu un des meilleurs chirurgiens de l'hôpital, non ?
— Le meilleur tu veux dire ?
Riposta Bill, un léger sourire au coin des lèvres. Tom émit un petit rire.
— Si tu veux... Et à part ta vie professionnelle à son sommet, qu'est-ce que tu deviens depuis cinq ans ?
— Ben écoute, pas grand-chose... J'ai adopté Mathias trois mois après notre séparation, le temps que je retrouve une maison et que je m'y installe...
— Je croyais que tu prendrais un appartement...
— Moi aussi, mais j'ai craqué sur cette maison, il y avait quelques réparations à faire mais elle est tellement parfaite et tellement belle... Et puis, je me suis dit que pour Mathias c'était mieux. Il y a un jardin donc il a le loisir de se dépenser...
— Et... Est-ce qu'il est aussi mignon qu'à deux ans ? hésita Tom.
— Toujours... C'est un vrai petit monstre ; c'est son surnom d'ailleurs... il bouge tout le temps mais il est adorable.

Tom esquissa un sourire rêveur, il aurait tellement aimé voir ce petit bout de chou. Il avait tellement rêvé de le « recueillir » un jour, avec Bill, afin de former leur famille... Il en avait souffert de cette séparation, il en souffrait toujours d'ailleurs ; et pour oublier, il s'était mis, corps et âme, dans le travail. Il en avait rêvé du jour ou il pourrait revoir son ange. Parce que pour lui, Bill était son ange tombé du ciel et illuminant ses journées. Qu'est-ce qu'il avait pu pleurer suite à leur rupture. Il avait effacé le numéro de Sarah ; il ne voulait plus la revoir. Il la tenait pour responsable, jusqu'à ce qu'il ait suffisamment muri et réfléchi pour s'avouer que tout était de sa faute. Depuis ce triste jour, plus aucunes femmes, et encore moins d'hommes (il voulait que Bill soit le seul qu'il ait connu) n'avaient fais son apparition dans sa vie. A part une femme pour une nuit ; mais rarement, uniquement parce qu'il était un homme et qu'il avait des besoins. La personne de ses rêves restait et resterait à tout jamais Bill, il ne voyait plus d'autres personnes que lui.
— Et toi, j'ai cru comprendre que tu étais toujours éducateur.
— Exact, j'aime toujours autant. Andréas est mon petit protégé. Il me rappelle tellement moi. Homosexuel que la famille n'accepte pas. Quand il s'est fait tiré dessus il était parti voir sa s½ur qu'il aime plus que tout ; et c'est réciproque d'ailleurs. Elle ne comprend pas, elle n'a que 5ans. Il habitait dans un quartier un peu chaud et avec une majorité de personnes homophobes. C'est l'une de ces personnes qui lui a tiré dessus. Au foyer, on fait tout ce qui est en notre pouvoir pour récupérer la petite s½ur, Maëlys. On sait que les parents ne s'en occupent pas, mais c'est plus compliqué que de dire ça comme ça à un juge.
— Je vois que tu es toujours aussi passionné par ton métier, rit Bill. Déjà avant tu pouvais en parler des heures.
— Je sais, rigola Tom, mais c'est tellement passionnant. Comme ton métier d'ailleurs...
— C'est vrai, j'aime tellement sauver des vies, voir le visage heureux des familles rassurées, les sourires éclatants des malades, comme celui d'Andréas...
— Je comprends... je t'ai toujours compris, tu sais...
— Oui, possible, mais tu m'as trahi, et ça reste gravé en moi...
Un froid s'installa dans l'habitacle.

Heureusement, ils arrivaient devant le bar. Après s'être garé, Tom sorti de la voiture, ouvrit la porte, galamment, à Bill, avant de refermer la voiture à clé. Ils se dirigèrent vers le bar. Dès qu'ils entrèrent, un grand type, aux cheveux plus lisses que n'importe s'exclama :
— Mais, ne serais-ce pas mon couple préféré, enfin ex-couple maintenant ! Comment est-ce que vous allez ? Quelle belle surprise de vous voir ensemble, vous avez décidez de remettre ça ?
— Heu... Pas tout à fait, on s'est croisé par hasard à l'hôpital et il a voulu que l'on parle, j'ai accepté, c'est tout !
Expliqua Bill en serrant Georg dans ses bras, suivit par Tom. Je suis content de te voir, ça faisait longtemps !
— Exact, mais c'est de ta faute, t'as changé de numéro, d'adresse, comment tu voulais qu'on te retrouve. Parce qu'en plus monsieur est sur liste rouge !
— Désolé, je ne voulais pas couper les ponts avec toi, mais je ne suis plus du tout dans le même quartier, c'est devenu plus compliqué.
— Tom non plus n'est plus dans le quartier mais il vient quand même de temps en temps. J'espère pour toi que tu sauras te faire pardonner,
rigola Georg tandis que Bill se demandait où avait bien pu déménager son ex-amant. Les deux hommes allèrent s'asseoir à une table tout en commandant. Ce fut Bill qui entama la discussion, curieux :
— Alors comme ça tu as déménagé ?
— Oui, répondit Tom, gêné. Je ne me sentais pas capable de vivre dans cette maison, trop de bons souvenirs avec toi, et trop de mauvais aussi...
— Et tu habites où maintenant ?
— Tu te souviens du parc où l'on s'est donné de multiples rendez-vous ? Et bien, j'habite juste en face. Et toi ?
— Oh, en banlieue, à 15minutes de chez Gustav.

Et la discussion dura, dura, ils se redécouvraient. Lorsque Bill s'aperçut qu'il n'était pas loin de 22h, il demanda à Tom de le ramener à l'hôpital pour qu'il puisse récupérer sa voiture et aller chercher son fils qui devait s'impatienter.
Dans la voiture, Tom posa une question qui le turlupinait depuis qu'il avait revu Bill :
— Tu as quelqu'un dans ta vie ?
— De temps en temps... ça vient, ça repart...
— Mais je croyais que tu détestais ça !
S'exclama Tom en haussant les sourcils de perplexité.
— Tout le monde change d'avis, j en crois plus en les relations amoureuses et je ne veux pas que Mathias est quelqu'un d'autre dans sa vie et qui risquerait de lui faire du mal en partant... Bill regarda vite fait l'homme à ses côtés et il se rendit compte que ce dernier avait un air triste sur le visage. Il ne chercha pas à savoir le pourquoi du comment.
— Est-ce que je pourrais le voir, un jour ? Demanda Tom brusquement, coupant ainsi le brun dans ses pensées.
— Qui ça ? S'étonna ce dernier.
— Mathias...
— Oh... Je ne suis pas sur...

Un nouveau moment de silence s'imposa jusqu'à ce Bill le rompe :
— Pourquoi tu as fais ça ? Un froid polaire s'installa dans l'habitacle. Tom réfléchit quelques minutes avant de prendre son courage à deux mains.
— J'étais jeune et immature. Je croyais qu'il me fallait absolument le corps d'une femme pour me « satisfaire ». Je ne savais pas le mal que je te ferrais. J'ai grandi maintenant, et je sais que c'était immoral de faire ça, surtout à toi, tu es la personne qui mérite le plus d'être heureuse sur cette planète. Tu ne peux pas savoir à quel point j'ai regretté mes gestes. Surtout que en y repensant, je n'ai jamais pris de plaisir avec elle...
— Tu l'as revu ?
— Jamais, j'en étais incapable... Au début je croyais que c'était de sa faute si ça c'est fini entre nous, jusqu'à ce que je me rende compte que j'étais le seul responsable de ta souffrance et de notre fin.
— Tu as grandi... Sinon, en couple ?
— Non plus, comme toi en fait...
— Femme ou homme ?
— Femme ! Tu es et restera le seul homme de ma vie, il me semble improbable que je puisse trouver quelqu'un aussi bien que toi, tu es parfait. Tu étais ma perfection...

Tom pu apercevoir avec délice que suite à sa phrase, les joues du brun avaient pris une couleur bien rouges. Et tout en s'arrêtant devant l'hôpital, il lui dit malicieusement :
— Rougis pas, c'est la vérité...
Ce qui eu pour effet de faire encore plus rougir Bill qui sortit de la voiture, suivit par Tom.
— Merci pour la soirée Tom, c'était... agréable de te revoir.
— Merci à toi d'avoir accepté.
— Ça m'a fait plaisir, même si je t'avouerais que au début, j'avais assez peur...
— Tu ne dois pas avoir peur de moi...
— Mouai, bon j'y vais... A demain je suppose.
— Oui, à demain !

Alors que Bill commençait à s'éloigner, Tom le rattrapa par le poignet et déposa rapidement ses lèvres sur les siennes. Ça avait été instinctif... Il ressentait un manque immense depuis qu'il n'avait plus accès à Bill, à son corps, à ses petites attentions et à tout ce qu'il aimait de lui. Depuis cinq ans qu'il espérait le revoir pour se faire pardonner, il n'en avait jamais eu l'occasion jusqu'à ce jour. Seulement, il ne pensait pas à ce que dirait Bill par la suite :
— Pourquoi tu as fais ça ? Je ne veux pas recommencer avec toi, tu m'as fais trop de mal pour que je passe au-dessus. J'en ai souffert et j'en souffre encore. Je n'ai plus confiance en toi et dans ce cas là, on ne peut pas dire je t'aime si on ne peut pas dire j'ai confiance en toi. Je suis désolé Tom, mais comme je te l'ai dit tout à l'heure, je ne suis pas près à accepter à avoir de nouveau quelqu'un dans ma vie ; que se soit toi ou quelqu'un d'autre.
Et sur ces derniers mots, il partit à sa voiture afin d'aller récupérer son petit monstre qui l'attendait de pieds fermes derrière la porte d'entrée.

***Lendemain après-midi, mais cette fois ci, nous nous retrouvons avec Tom dans la chambre d'Andréas. Il lui a raconté la veille : du retard de Bill à ses dernières paroles, sans oublier son état cette nuit. Là encore, quelques larmes coulent de ses yeux. Il est dans les bras du jeune blond qui le réconforte comme Tom l'a fait si souvent avec lui. Leur relation pourrait s'approcher de celle entre deux frères...
— Je sais plus ce que je dois faire... Je l'aime tellement... Je sais que j'ai fait une énorme connerie mais j'aimerais tellement me rattraper... Je ferrais tout ce qui est possible pour de nouveau pouvoir le serrer dans mes bras, l'embrasser, lui faire l'amour passionnément, et même me disputer avec lui pour mieux me réconcilier avec lui ensuite... Je ne peux plus vivre sans lui...
— Et bien, qu'est ce que tu attends, fais tout pour le récupérer. Apparemment, il t'aime encore... Montre lui que tu as mûri, que tu l'aimes plus que tout et que plus jamais tu ne ferras de bêtises... Tu m'as répété des millions de fois que tu ferais tout pour te faire pardonner et lui prouver que tu l'aimes... Maintenant que tu en as l'occasion, vas-y, cours, vole. Tu y arriveras...
— Merci Andy', je ne sais pas ce que je ferrais sans toi...
— Pas grand chose, j'en aie bien peur...
Rigola le jeune adolescent.
— Idiot va ! Tu n'aurais pas une idée ?
— Une jolie escapade bien romantique fait toujours son effet...
— Merci ! Merci ! Merci ! Je te bénis Andy'. Ça te dérange si je m'en vais dés qu'il aura fais sa visite ? Le temps que je lui propose et que j'organise...
— No problemo Tomy... Réfléchis déjà...
— Ne m'appelle pas Tomy, et ma tête bouillonne d'idées...
— Tant mieux... Parlons d'autre chose...

Et le temps passa, la visite de Bill se déroula normalement.
***Le soir, lorsque le brun se dirigea vers sa voiture, il vit une lettre posée sur son pare-brise, coincée par les essuie-glaces. Il l'ouvrit et ce qu'il lit le fit se figer de surprise, de bonheur et d'amour.


Bill,
(j'aurais aimé mettre mon ange ou mon amour mais tu n'es pas prêt)
Ce soir, préviens Liz' et Gustav qu'ils te gardent Mathias plus longtemps. J'ai décidé qu'une petite escapade nocturne te ferrait du bien.
Je t'attends au Croissant de Lune ; tu fois te souvenir de ce petit restaurant isolé...
Dépêche-toi, je t'attends
Tom

***Bill ne savait comment réagir. Après plusieurs minutes de réflexion, il suivit les demandes de Tom : il appela Gustav pour le prévenir de ce qui se tramait et commença sa route vers le Croissant de Lune. Il s'agissait d'un petit restaurant à la lisière d'un petit bois, sans rien autour. C'était un lieu rêvé pour des amoureux ; d'ailleurs, Bill et Tom y avaient été un grand nombre de fois, avant...
***Lorsqu'il arriva, il aperçut de suite la voiture du blond. Il se gara juste à côté du 4x4 sur lequel était appuyé Tom qui afficha un grand sourire heureux en le voyant.
— Je savais que tu viendrais...
— Je n'allais pas te laisser là, comme ça...
— Très honorable de ta part, rit Tom faisant ainsi sourire Bill.
— Alors, tu m'expliques ?
— Et bien, j'ai décidé de t'inviter au resto et le reste de la soirée est une surprise !!!
— D'accord, je te suis...
— Tut, tut, tut, passer devant monsieur
, rétorqua le grand blond en faisant un signe de la main pour qu'il le précède. Bill sourit : un vieux petit jeu entre eux...
Et la soirée au restaurant se passa merveilleusement bien des deux côtés. Un petit diner, romantique à souhait, entre deux hommes qui s'aiment toujours autant qu'au premier jour... Une soirée dans la joie et la bonne humeur où, pour la première fois depuis cinq ans, Bill ne pensait plus à ce jour funeste.
— En maintenant, monsieur l'organisateur de cette soirée, que faisons nous ?
— Une petite balade dans un parc, ça te tente...
— Quel parc ?
— Le notre... Souffla Tom, craignant un peu la réponse.
— Mmh... c'est d'accord...


Et c'était parti! Ils remontèrent chacun dans leur voiture et prirent la direction d'un petit parc ; leur petit parc. Qu'est ce qu'ils en avaient fait des balades entre amoureux dans ce parc, ils avaient rêvé devant les enfants qui jouaient, qui riaient, qui s'amusaient, ils avaient rêvé de voir un jour leurs propres enfants jouer dans ce même parc avec eux, dans les bras l'un de l'autre, amoureux.
— Il m'avait manqué ce parc, annonça Bill une fois qu'ils furent ainsi sur un banc à coté du lac.
— Tu n'y es pas retourné depuis combien de temps ?
— Cinq ans...
— Quoi ? S'écria Tom
— Je sais, ça fais longtemps, mais pour tenter de t'oublier je n'ai plus jamais voulu remettre un pied là on nous avions été ensemble...
— Moi c'est le contraire, j'ai voulu revenir le plus souvent possible. Comme ça j'avais l'impression de me rapprocher un peu plus de toi...
— Pourquoi tu as organisé cette soirée, Tom ?
— A quoi as-tu pensé durant cette soirée ?
— Je t'ai d'abord posé la question !
— Et j'y répondrais une fois que tu auras répondu à la mienne...
— J'ai juste profité... Je n'ai pensé à rien d'autre...
— Tu as ta réponse... Cette soirée, je l'ai organisé pour que tu ne penses à rien, que tu oublies. Tu as préférer le chagrin à l'oubli. Maintenant, au bout de cinq ans, il est temps que tu oublies le passé... Que tu es une vie au présent...
— Je ne comprends pas Tom...
— J'ai fais une énorme bêtise il y a cinq ans, et je le regrette tous les jours...
— Tom, je ne veux pas en parler...
— Et pourtant, il faut qu'on en parle... Je t'aime toujours, j'aimerais que l'on ait une nouvelle chance...
A présent, les mains de Tom étaient totalement moites, il ne savait comment Bill réagirait : bien, mal, indifféremment ? Il n'était même pas sur que le brun l'aimait encore !
— Tom, je t'ai dis hier que je n'étais pas prêt...
— Je sais, tu me l'as dit ! Mais je ne pense pas que tu ne sois pas prêt, je pense juste que tu ne m'as pas oublié ! La confiance, tu l'apprends avec le temps... Je t'aime de tout mon c½ur... Peut-être qu'au début tu seras méfiant, mais plus jamais je ne ferrais une erreur pareille ! S'il te plaît, donne-nous une seconde chance... Je ne veux et ne peux plus vivre sans toi... Tu es mon âme-s½ur...
— Je ne veux plus souffrir...
— Et je te promets que tu ne souffriras pas, je ferrais tout pour que tu sois le plus heureux possible...
— Je... Je... Comment tu as fais ça ? Comment tu as fais pour m'ensorceler ainsi ? J'ai essayé pendant cinq ans, je n'ai jamais réussi à t'oublier, tout le monde s'en est aperçu, tu es ancré en moi et je ne sais plus quoi faire...

***Tom ne rajouta rien, il savait, à présent, que Bill l'aimait autant que lui l'aimait. Il se rapprocha du brun et déposa lentement et amoureusement ses lèvres sur les siennes. Il attendit un peu, pour lui laisser le temps de le repousser, mais ce ne fut pas le cas. Loin de là, se fut même Bill qui fit joindre leurs langues pour un baiser tout ce qu'il y a de plus passionné. Tom déposa ses mains sous le T-shirt de Bill, au niveau de ses hanches tandis que ce dernier les nouaient autour de son cou.
— Je vous aime tant Bill Trümper... Souffla Tom sur les lèvres du blond, une fois leurs lèvres séparées.
— Je vous aime aussi Tom Kaulitz, et cela, encore pour un bon bout de temps... Et sur ces mots, il recela leurs lèvres.
Les minutes passèrent, entre caresses et baisers quelques je t'aime, jusqu'à ce Bill stoppe tout cela sous le regard étonné de Tom.
— Qu'est-ce qui se passe ?
— Mathias, il va être 23h30, je dois aller le chercher...
— Je t'accompagne ?
— Tu peux, il dormira surement, mais comme ça tu pourras voir à quoi il ressemble... Je veux que tu fasses partie de sa vie.
— Et je veux en faire partie, il aurait aussi dut être mon fils. Je pense à lui tous les jours...

Le jeune couple sorti du parc afin d'aller récupérer le jeune garçon chez les Schäffer.

— Bonsoir Gustav, Liz', salua Bill une fois que la porte fut ouverte.
— Oh Bill, on se demandait si tu allais venir finalement.
— Aurais-tu voulu garder mon petit garçon, Liz ? Se moqua gentiment Bill.
— Moi, je veux bien, je veux un garçon !
— Et bien, demande à Gustav...
— Tom !!! Oh mon Dieu, Tom !
Tu nous as tellement manqué s'exclama la femme en sautant dans les bras dudit Tom qui était apparût derrière Bill et qui avait prononcé la dernière phrase.
— Moi aussi je suis content de te revoir Liz', tu m'as manqué ! Toi aussi Gustav !
— Ça me fait plaisir que tu sois là Tom, dit Gustav en le serrant à son tour dans ses bras. Doit-on comprendre quelque chose à votre arrivée ensemble et à vos sourires-banane ?

— Plutôt oui... Sourit Bill.
— Oh, je suis trop contente pour vous, s'extasia Liz'.

A ce moment précis, deux petites têtes endormies apparurent dans l'entrée (puisqu'ils y étaient toujours).
— Que-ce qui se passe maman, tu m'as réveillée.
— Oh, je suis désolée mes chéris, je suis juste heureuse.
— Papa ! T'es rentré ! S'écria Mathias en sautant dans les bras de Bill.
— Oui, et j'ai quelqu'un à te présenter...
— Qui ? Qui ? Qui ?
— Tu as toujours rêvé d'avoir deux parents... Tu vas avoir deux papas...
— Deux papas ? Mais, pourquoi pas une maman ?
— Parce que on ne choisit pas qui on aime, et que lui je l'aime de tout mon c½ur...
— D'accord... C'est lui ?
— Oui, il s'appelle Tom... Il t'a connu quand tu étais encore tout petit, tu avais deux ans...

Mathias descendit des bras de son père pour aller vers Tom, son second papa :
— Tu l'aimes mon papa ? Demanda-t-il dans toute sa jeune innocence.
— Je l'aime plus que tout au monde...
— Alors je veux bien avoir deux papas, papa !

Tom sourit, ému. Quelques larmes vinrent même perler au bord de ses yeux lorsque Mathias voulut monter dans ses bras, ce qu'il fit immédiatement. Bill se rapprocha des deux hommes de sa vie et les prit dans ses bras.
De leur côté, la famille Schäfer, dans la même position que la première famille, regardait avec un immense sourire la scène familiale qui se déroulait devant eux, sachant que ce n'était que le début d'une belle et magnifique aventure qui accueillerait bientôt de nouveaux membres, à commencer par deux jeunes gens que Tom appréciait plus que tout : Andréas et sa petite s½ur Maëlys.


FIN


Hey, rebonjour, ou plutôt bonsoir!
ça y est, ce OS est terminé. Il faut absolument que vous me disiez ce que vous en pensez. Moi, je l'adore (je peux me jeter des fleurs de temps en temps, ça ne fait pas de mal ^^)
Donc, je l'adore et en plus j'ai adoré l'écrire, ma tête grouillait d'idées, j'ai eu du mal à faire mon choix d'ailleurs. Je voulais caser un lemon quelque part, mais je me suis dit que ça casserait le côté romantique de ce OS. Tout du moins, le côté romantique que j'ai essayé de mettre en scène.

En ce qui concerne le prochain OS, j'ai l'idée bien ancrée dans ma tête, il faut plus que je la mette sur papier (ou sur ordi). Je ne sais pas trop quant est-ce qu'il arrivera, sachant que j'ai mon bac musique dans une semaine (et que je suis atrocement dans la merde).
Mais, une chance pour vous, écrire me permet de me détendre, alors dés que j'en aurais marre de mes révisions quelconque (ou de mon cours de philo ^^), j'écrirais.

Sur ce, à bientôt
Bisous
Priscillita

# Gepost op vrijdag 08 mei 2009, 03u54

Gewijzigd op maandag 20 juli 2009, 07u31